top of page
Rechercher

MÊME APRÈS 10 ANS DE PRATIQUE, LE SHIATSU PEUT ME METTRE À GENOUX.

  • 4 févr.
  • 3 min de lecture

Lundi dernier, je suis allée recevoir un Shiatsu.


Sereine.

En forme même.

Malgré un week-end intense de soins à Tours.


J’avais respecté le délai entre chaque séance.

Un mois.

J’étais dans les temps.

Dans les règles.


Enfin…

c’est ce que je croyais.


Quelques tensions au trapèze droit.

Classique chez moi quand je pratique beaucoup.

Une douleur au genou droit aussi.

Rien d’inquiétant.


Mais depuis une quinzaine de jours, je sentais autre chose.


Une pesanteur à l’estomac.

Un poids.

Quelque chose de non digéré.



Même après 10 ans de pratique,

je peux vivre une crise de guérison intense.


Le Shiatsu ne m’en protège pas.

Il ne m’anesthésie pas.


Il m’aide à traverser.

À laisser faire.

À faire confiance à l’intelligence du corps.


Comme toujours, dès que je m’allonge sur le futon, quelque chose lâche.


Je dépose.

Mon corps.

Mon poids.

Mes émotions.

Mes maux.


Rien que ça, déjà, m’ancre.

Moi qui suis souvent un peu “là-haut”.


Chaque pression a son importance.

Certaines sont profondément libératrices.

D’autres moins confortables.


Je laisse faire.


Au fil du Shiatsu, je m’apaise.

Je sens que ça travaille.


Mais je suis loin, très loin, de m’imaginer à quel point.


À la fin du soin, une sensation étrange.

Je pèse trois tonnes cinq.


Le corps lourd.

Très lourd.


Le soir, une grosse fatigue.


La nuit, je dors bien.

Comme à mon habitude.


Et puis le lendemain…


Le vide.

L’épuisement.

Le rouleau compresseur.


Ça faisait longtemps.

Très longtemps que je ne m’étais pas sentie comme ça.


Je bois.

Beaucoup.


Comme je vous le répète toujours après les soins :

Buvez.

De l’eau.

Plutôt chaude si possible.


Je peux vous dire que j’ai appliqué mes propres conseils.

Il fallait drainer.

Laisser sortir.

Laisser circuler.


La journée est difficile.

Toujours cette lourdeur à l’estomac.

Et une oppression dans la cage thoracique.


Une petite angoisse commence à s’annoncer.


Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore le Shiatsu,

ce que je vis là est normal.


C’est souvent le signe que le soin a touché juste.

Qu’il y avait matière.

Quelque chose à remettre en mouvement.


Les jours suivants, le processus continue.


Par moments, des petites angoisses.

Et surtout… le hoquet.

Plusieurs fois dans la journée.


En Médecine Chinoise, le hoquet est souvent lié au méridien Estomac / Rate.

Une énergie qui remonte à contre-sens.

Quelque chose qui cherche à sortir.

À se dire.


Chez moi, ça passe aussi par la colère.

Souvent.


Ou par une immense fatigue.


Chacun libère à sa façon.

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réaction.


Petit à petit, je sens que les choses s’infusent.


Je prends conscience aussi d’une chose :

ces dernières semaines, j’étais beaucoup dans le mental.

Moins dans le corps.


Et le corps…

lui, il ne triche pas.


Il finit toujours par nous rappeler à l’ordre.


J’attrape aussi un petit rhume.

Rien d’alarmant.


Après un travail profond, on est parfois plus vulnérable.

Le système est sollicité.

Fatigué.


Mais mes 10 ans de pratique sont là.

Mon système immunitaire répond vite.

Naturellement.


Le Shiatsu ne m’empêche pas d’être malade.

Il m’aide à mieux traverser.

À récupérer plus vite.

À renforcer le terrain.


Je partage cette expérience pour une raison simple.


Parce que je ne suis pas au-dessus de ce que vous vivez.


Je suis praticienne.

Et je suis aussi un corps vivant.

Sensible.

Intelligent.


Pour celles et ceux qui reçoivent régulièrement des Shiatsu avec moi,

vous le savez déjà.


Parfois, le soin fait “juste” du bien.

Parfois, il fatigue.

Parfois, l’émotion déborde.

Parfois, le cœur parle.


Et parfois…

c’est très puissant.



Le Shiatsu n’est pas un simple moment de détente.


C’est une médecine.

Une thérapie manuelle.

Un chemin.


Il n’empêche pas les émotions.

Il n’empêche pas les passages difficiles.


Il aide à les comprendre.

À les traverser.

À rester en lien avec soi.



Je ne pratique pas le Shiatsu pour aller bien tout le temps.


Je le pratique pour rester vivante.

Présente.

À l’écoute.


Même après 10 ans de pratique,

j’apprends encore.

Je traverse encore.


Et c’est exactement ce que je vous transmets,

séance après séance.


Pour celles et ceux qui me font déjà confiance : merci.

On est ensemble.


Pour les autres…

j’ai hâte.


Naturellement,

Dame Pô🌿

 
 
 

1 commentaire


Thomas
05 févr.

Wow Merci de nous partager cette expérience avec autant de transparence et de rappeler tout le travail du Shiatsu. C'est vrai qu'à chaque séance le besoin est différent, et par conséquent le résultat ensuite l'est tout autant, mais sur le long terme et avec la régularité on ne peut qu'en noter les bienfaits. Merci à toi pour les soins et les conseils que tu nous apportes en toute bienveillance. 🙏💫

J'aime
bottom of page